En cuisine au Pays des Condruses (Belgique).

Le projet européen URBACT « BioCanteens », dont Mouans-Sartoux est chef de file et qui a pour objectif de transférer la bonne pratique de la ville en termes de cantines scolaires bio et locales à six territoires de l’Union européenne, s’est largement étoffé.

En mai dernier, une première visite des élus et techniciens de Rosignano-Marittimo (Italie) et Troyan (Bulgarie) avait permis durant trois jours de poser le cadre d’une réflexion commune et d’un calendrier de travail. Depuis, c’est un va-et-vient passionnant et rythmé qui s’est déroulé cet été, avec des visites organisées chez l’ensemble des partenaires du réseau, ajoutant notamment le Pays des Condruses (Belgique), Torres Vedras (Portugal), Trikala (Grèce) et Vaslui (Roumanie) aux échanges.

En visite à Rosignano-Marittimo (Italie).

Du 24 au 27 septembre, l’ensemble des partenaires européens sera réuni à Mouans-Sartoux pour tirer le bilan de cette première phase du programme. « On présentera la bonne pratique mouansoise aux nouveaux partenaires qui viennent de rejoindre le réseau, on fera un retour sur ce qu’ont produit en termes d’information les visites mutuelles, et on définira une méthodologie pour poser les objectifs à atteindre et les conditions d’un transfert réussi », résume Thibaud Lalanne, coordinateur du projet BioCanteens.

L’expérience bio et locale de Torres Vedras (Portugal).

La richesse du programme réside dans la variété des approches et des situations. Si la politique alimentaire territoriale de Mouans-Sartoux est bien identifiée, BioCanteens consiste d’abord à définir des politiques et des programmes d’action adaptés à chacun.

Le socle de réflexions est coordonné par l’expert qui accompagne les élus et techniciens associés au projet, François Jégou et son associée Marcelline Bonneau. Tous les thèmes sont abordés : la gestion du foncier agricole, la planification urbaine, l’éducation et la culture, l’installation d’agriculteurs, le développement de commerces alimentaires et de services… « On n’est pas dans le copié-collé, ajoute Thibaud, il s’agit de comprendre les spécificités de chaque territoire et de définir ensemble les leviers du changement. »

La phase 2 de Biocanteens, si elle est validée par le réseau URBACT, devrait s’étaler de décembre 2018 à décembre 2020.

Des rencontres de terrain avec les cuisiniers.

Catégories : Essaimer

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *