Depuis 2010, les enfants sont amenés à trier eux-mêmes les restes de repas. Un réflexe éducatif qui ne leur pose aucune difficulté.

De 147 grammes par assiette, soit un tiers d’une assiette jetée (c’est la moyenne nationale selon l’Ademe), les convives mouansoix sont passés à 30 g en quatre ans (2011-2015) ! C’est un record national, que la ville est parvenue à atteindre, en faisant un gros travail de sensibilisation et de mise en pratique. La préparation en cuisine joue un rôle primordial, les commandes sont ajustées finement, ce n’est pas tout. Chaque jour, des seaux recevant les restes non consommés sont triés, pesés par les équipes de cuisine et les chiffres sont reportés sur des tableaux que les services et les agents passent au crible. Quel type de denrées rejetées, quels volumes à surveiller : peu à peu, les cantines ont fini par réduire de 80% la quantité de bio-déchets. Les restes fermentescibles repartent à la régie agricole où une station de lombricompostage les transforme en engrais organiques biologiques, parfaits pour réduire les intrants dans les cultures ! C’est également cela de moins à régler sur la facture des ordures ménagères. La réduction drastique du gaspillage alimentaire a ainsi permis de gagner environ 20 centimes d’achat de denrées par repas, une somme réinvestie dans le marché alimentaire pour atteindre du 100% bio à coûts constants.